À l’approche de l’été et à l’heure où l’on fait chaque jour un peu plus attention à ce que l’on s’applique sur la peau et aux ingrédients cosmétiques potentiellement nocifs pour l’environnement, plusieurs questions se posent : Quelle crème solaire choisir ? Comment m’y retrouver parmi l’offre de produits solaires naturels et quels sont les ingrédients à éviter pour ma santé ainsi que pour la planète ?

Commençons par le commencement : le soleil

Le soleil envoie plusieurs types de rayons UV. En ce qui nous concerne, il s’agit des UVA et des UVB.

  • Les UVA sont présents toute l’année, même par temps nuageux. Indolores, ils pénètrent pourtant en profondeur dans l’épiderme et altèrent la qualité de notre peau en entraînant le vieillissement prématuré de celle-ci, une perte de fermeté, l’apparition de rides ou de tâches pigmentaires et dans le pire des cas, des cancers de la peau.
  • Les UVS sont plus énergétiques : ils ne traversent pas les nuages mais pénètrent également dans la peau. Ce sont eux qui sont responsables de notre bronzage et de nos coups de soleil.

La crème solaire comme filtre anti UV

Le rôle de la crème solaire, et c’est bien connu, c’est de protéger la peau des rayons UV du soleil.

Mais il existe plusieurs types de crèmes solaires : les crèmes classiques, dites conventionnelles, et les crèmes naturelles ou biologiques.

La différence entre les solaires conventionnels et les solaires bio

  • Les crèmes solaires conventionnelles utilisent des filtres chimiques en tant que filtres anti UV. Ces filtres d’origine synthétique pénètrent dans la peau et créent une couche filtrante qui absorbe les rayons UV.

Avec ce type de filtre, l’effet sur les ultra-violets n’est pas immédiat après application : il faut attendre jusqu’à 30 minutes pour que la crème solaire sont entièrement efficace.

Pour autant, l’usage de ces filtres chimiques n’est pas sans danger :

SUR NOTRE SANTÉ

L’oxybenzone, un des filtres de synthèse les plus répandus, est un perturbateur endocrinien, ce qui signifie qu’il influe et perturbe vos hormones. Il n’est autorisé qu’à concentration maximale de 10% dans les cosmétiques finis.

SUR L’ENVIRONNEMENT

L’oxybenzone est également nocif pour les récifs et les coraux marins. En effet, il a été prouvé que la présence de l’oxybenzone dans l’océan entraînait des déformations morphologiques ainsi que des modifications de l’ADN des larves de corail.

Mais l’effet le plus alarmant est le fait que l’oxybenzone agit comme un perturbateur endocrinien qui induit chez les coraux immatures le développement d’un squelette, qui recouvre l’animal et l’enferme comme dans un cercueil. L’animal ne peut plus bouger et s’alimenter. Il meurt et coule au fond de l’océan, explique Craig Downs, qui a dirigé une étude publiée dans Archives of Environmental Contamination and Toxicology.

  • Les crèmes solaires bio utilisent quant à elles des filtres minéraux pour contrer les ultra-violets. Ces filtres minéraux réfléchissent les rayons UV comme un miroir au lieu de les absorber. L’avantage, en plus de ne pas pénétrer la peau, est que l’action anti UV prend effet immédiatement après l’application !

Mais même si les crèmes solaires bio utilisent des filtres minéraux, le label biologique sur un produit cosmétique ne garantit pas un produit 100% irréprochable, que ce soit pour notre santé ou pour son impact sur l’environnement. Il s’agit de garder un sens critique et une certaine curiosité !

Les ingrédients à éviter dans les produits solaires bio

En ce qui concerne les produits solaires bio, deux matériaux sont couramment utilisés pour remplir le rôle de filtre minéral : l’oxyde de zinc et l’oxyde de titane.

  • Les particules d’oxyde de zinc et d’oxyde de titane utilisées comme filtres solaires font actuellement débat : la question est de savoir si ces particules sont nocives lorsqu’elles sont utilisées sous leur forme micronisée, lorsqu’elles forment alors des nanoparticules.

La première question à se poser est donc : pourquoi les fabricants utilisent-ils ces particules sous leur forme micronisée ?

  • En fait, ce sont l’oxyde de zinc et l’oxyde de titane qui sont responsables de la couleur blanche de nos crèmes solaires dont nous ne sommes pas franchement fans. C’est précisément pour cette raison que les fabricants ont essayé d’utiliser ces particules sous leur plus petite forme. En réduisant ainsi leur taille, l’effet blanc de la crème solaire disparaît et la produit s’applique plus facilement !

Le problème, c’est que ces particules minuscules sont soupçonnées d’être nocives pour notre santé. En effet, sous leur forme nanométrique, elles seraient susceptibles de s’infiltrer dans notre peau jusqu’à la circulation sanguine, et d’autant plus sur peau abîmée ou sur un coup de soleil…

De plus, de par leur petite taille, l’effet « miroir » de la particule sur les rayons UV serait potentiellement inefficace, voire augmenteraient leur absorption !

  • Heureusement, la réglementation européenne impose aux fabricants d’indiquer s’ils utilisent la forme nano de ces particules sur les listes INCI de leurs produits. Si vous trouvez « Titanium Dioxide [nano] » sur la liste des ingrédients de votre produit solaire bio, c’est que l’oxyde de titane utilisé a une taille comprise entre 1 et 100nm et est potentiellement dangereux. Le label Ecocert, par exemple, garantit qu’aucun de leurs produits labellisés ne contient d’oxyde de titane sous la forme de nanoparticules.
  • Cela dit, certaines marques ont prouvé que les particules nano restaient au niveau des couches supérieures de l’épiderme, celles qui se renouvellent tous les jours. Ces particules s’élimineraient donc en même temps que les cellules mortes ou lors du renouvellement cellulaire et ne seraient donc pas dangereuses.
  • À côté de cela, certains fabricants font le pari d’utiliser ces particules sous la forme nano, mais en les encapsulant dans de l’acide gras ou de l’huile végétale dans le but de rendre ces particules stables, non volatiles et pour réduire encore plus leurs chances de pénétrer dans la peau. Les particules sont alors complètement enrobées et deviennent fixes et inertes.

En conclusion

Pour prendre soin de notre santé tout en préservant l’environnement, le meilleur compromis reste d’utiliser une crème solaire à filtre minéral, sans nanoparticules ou à nanoparticules encapsulées.

Vydja Nature vous conseille…

Pour shopper votre produit solaire en toute sérénité, laissez-vous guider par notre sélection de crèmes solaires minérales et bio :

  • L’huile solaire transparente indice 30 de Eco Cosmetics

L’huile solaire Eco Cosmetics convient à toutes les peaux, même sensibles. Elle ne contient ni colorant, ni parfum, ni conservateurs d’origine synthétique. Enrichie en huiles végétales bio, elle nourrit la peau et la protège de la déshydratation.

Sa protection anti UV est assurée par l’oxyde de titane d’une taille moyenne de 400nm, soit sans nanotechnologie.

Ces particules sont donc en moyenne 4 fois plus grandes que les particules nano et ne constituent aucun danger pour l’organisme.

Pour augmenter la protection solaire du dioxyde de titane, celui-ci est enrobé d’alumine (terre glaise) et une couche de corindon se forme sous haute pression et forte chaleur – indissociable du noyau en dioxyde de titane. La particule finale est donc composée d’un noyau de dioxyde de titane et d’une couche de corindon. Il n’y a aucun risque de réduction de la particule car le corindon est le deuxième minéral le plus dur après le diamant.

Et en plus, l’huile est vegan !

Son prix ? 27,90€ les 30ml sur Vydja Nature

  • Le spray solaire SPF 20 de Lavera

Le spray solaire SPF 20 est efficace immédiatement après application grâce à sa protection anti UV par l’oxyde de titane enrobé. De forme nanoparticulaires, les particules d’oxyde de titane sont inertes et emprisonnées dans la matière car encapsulées dans de l’acide gras dérivé de l’huile de coco.

La formule vegan à base d’huiles de jojoba et de tournesol bio raffermit et protège la peau de toute la famille !

Son prix ? 15,99€ les 125ml sur Vydja Nature

  • La crème solaire peaux sensibles FPS 30 de Lavera

Sans parfum, colorants ni conservateurs de synthèse, la crème solaire SPF 30 Lavera pour les peaux sensibles est adaptée à la peau des enfants et à celles des personnes souffrant d’allergies au soleil. Résistante à l’eau, son filtre minéral à base d’oxyde de titane encapsulé protègera votre peau des coups de soleil. Riche en beurre de karité bio, en huile de tournesol bio et en mangue, la crème a une action nourrissante et raffermissante sur la peau.

Son prix ? 11,90€ les 75ml sur Vydja Nature

2 thoughts on “Choisir sa crème solaire bio : les ingrédients à éviter”

Laisser un commentaire